Plasticien, musicien, gastronome, ma pratique se situe à l’intersection du design et de la performance.
Je crée des rencontres entre des usages, des histoires, des objets et des gens en observant attentivement leurs entrechoquements.
Ces expériences constituent pour moi une manière d’interroger le quotidien ainsi que les enjeux poétiques et politiques liés à la nouvelle domesticité*.

* réintégration dans la vie quotidienne des arts domestiques et de pratiques visant une certaine autonomie voire à l’autosuffisance.


La nourriture, de l’objet symbolique, culturel, à l’objet matériel, de son potentiel énergétique à son rôle rituel, magique, sa fonction sociale. La nourriture comme héritage technologique et comme rouage central dans la construction de l’histoire passée et à venir.

Le son en tant que matière spatio-temporelle, sculptable, comme une quantité d’information, un tout indigeste dans sa totalité. Le son que l’on n’écoute pas, plus, que l’on entend pas, celui que l’on appelle silence.

Le parfum, comme défi à décrire et à penser, comme inconnu que l’on doit nécessairement laisser entrer pour en faire l’appréciation.

L’oralité, bruire, dire, raconter, scander, chanter, hurler et aussi porter à la bouche, goûter, manger, baiser.

Le goût, le bon goût, le mauvais goût, comme marqueurs sociaux et comme leviers sociaux potentiels.

As a visual, sound artist and gourmet, I mostly work at the intersection of design and performance.
I create encounters between practices, stories, objects and people, examining closely the ways in which they interact.
I see those experiences as a way of questioning everyday life through the poetic and political issues linked to the new domesticity*.

*new domesticity as the revival of domestic arts and self-sufficiency aimed practices in everyday life.


Food as a symbolic, cultural, tangible object, from its potential energy to its ritual, magical roles, as well as its social function. As a technological heritage and as a central cog in the construction of past and future history.

Sound as spatiotemporal matter, sculptable, as a body of information, indigestible in it’s totality. The sound that we’re not listening, that we’re not hearing, anymore, that which we call silence.

Scent as a challenge to description and thought, like a stranger that necessarily has to be let in before they can be appreciated.

Orality, babbling, speaking, storytelling, chanting, singing, yelling, bringing up to the mouth, tasting, eating, kissing, pleasing.

Taste, good taste, bad taste, as social markers that can be turned into social levers.


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